jeudi 3 septembre 2009

Précision

Préambule : ce blog n'est pas lié au site "La Route du Sahara", spécialiste des voyages dans le désert qui propose de beaux périples, voir : www.laroutedusahara.com

lundi 20 avril 2009


Retour au bercail, quelques dernières images de soleil en attendant l'été... Villes du sud, kasbas...





Et le beau ksar de Moulay Ali Cherif, ancien palais du sultan, avec magnifiques plafonds peints du 18e s.
Images de rues : livraison de petits pains, femmes berbères achetant des produits de beauté...

Des images plein la tête pour tenir quelques mois ou quelques années.

La vidéo va prendre le relais de la photo, pour livrer les reportages de commande et ceux plus affectifs promis au fil de la route.

mardi 14 avril 2009

Erfoud, et route des Ksours

Sud du Maroc, splendide.
Palmeraies à gogo, maisons, kasbas, villages en pisé de tous les côtés.
Cette fois-ci quelques galères, mais, hamdoulillah, sans mal... : un pneu éclaté dans le sahara occidental, et d'autres sur le point de le faire... et un accrochage avec un cycliste qui a traversé devant nous malgré un avertissement klaxon. Vol plané et atterrissage sur le pare-brise. Plus de peur que de mal, une journée de perdue avec hôpital et constat. Multiples grèves au Maroc dont principalement les transporteurs qui paralysent le pays, et provoquent une rupture de diesel. Donc course au renseignement pour le gasoil, recherche de concessionnaire Peugeot (pour prise en charge assurance), qui aurait un pare-brise de 405 en stock, vu qu'on ne peut pas se faire livrer puisqu'il y a grève... et qui ne soit pas trop loin, vu la pénurie de gasoil... Bref Er Rachidia, ville de garnison devenue notre étape incontournable, pour aller ensuite chez notre ami d'Erfoud, et 500 km avec un mille-feuille étoilé coté passager, charmant.
Heureusement, belles rencontres encore pour compenser : arrêt sur la route dans un village minier (cobalt), hébergés chez l'habitant, échanges de cadeaux, puis arrivée chez Mohamed à Erfoud, musicien de grande renomée, qui nous introduit dans la vie du Tafillalt.
Derniére étape, dernier jour de tourisme, avant le reste de la remontée directe.
On a pris la grande résolution de ne pas accepter d'aurttres invitations, et avons resisté vaillament ces dernières 24 h. 4 pneus neufs et un beau pare-brise teinté, et yallah !

mardi 7 avril 2009

Fin de la route, début du retour

Après la boucle par le Sénégal et le rafraichissement de la Casamance, retour programmé pour demain. Que des belles rencontres dans ces pays magnifiques, étonnants, et à conseiller, contrairement à certaines informations plus ou moins officielles.
Léo est rentré en France en avion, trop, trop content de cette belle aventure.

La mission de reportage sur les activités de recyclage de matériaux est remplie :
  • séquence sur les forgerons rencontrés dans leur quartier principal à Nkt, avec tout le processus de refonte de cannettes de boissons pour la fabrication de marmites en alu, moules en sables compris;
  • séquence sur la fabrication de paraboles géantes avec plaques d'alu recyclées;
  • séquence sur la réutilisation de futs en métal;
  • séquence sur le recyclage et la transformation des bouteilles, bidons, et autres chaises en plastique, avec les problèmes de rentabilité des centres de tris...
Les pays riches ont des leçons à prendre de ces expériences !
Les images et films viendront à l'arrivée en France. (Pour celles qui sont sur le blog : possibilité de cliquer dessus pour grand format.)

Prochaine grande étape : Erfoud, Maroc, dans 2 jours...

Visages de Nouakchott









Nouakchott, capitale qui grossit de manière anarchique suite aux sécheresses.


La banlieue lutte avec les dunes, la très grande majorité des rues est une piste de sable, et les rares "goudrons n'ont pas de trottoirs sauf les 2 artères principales. Le croisement des voitures aux carrefours est des plus intuitifs... et il est fréquent d'y rencontrer des voitures à contresens empruntant les bas-cotés. Beaucoup de quartiers n'ont pas l'eau courante et elle arrive grâce aux livreurs en charette.
Le probléme des ordures s'est un peu arrangé, mais la catastrophe de l'utilisation massive et généralisée des pochettes plastiques très fines et non réutilisable crèe des champs de sachets éparpillés à la périphérie de toutes les villes... ce qui ne fait pas l'affaire des chèvres.
Les chameaux sont dans la banlieue nord, avec leur marché spécifique. Cette chamelle laisse têter son petit mais refusera de se faire traire...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouakchott

dimanche 5 avril 2009

Casamance, en route vers Carabane

Concert de Victor Démé, chanteur Burkinabais, au Centre culturel français de Zig (Ziguinchor), enchantement. Merveille architecturale (basé sur la tradition de la case à impluvium) et plaisirs acoustiques associés à l'ambiance locale "chaude"...
Comme pour le concert de Malouma au CCF de Nouakchott, on a été chanceux.
locales. Cure de biere, la Gazelle en particulier, légère se vendant en bouteille de 60 cl pourAlain, ancienne connaissance de Jef, nous servira de guide dans Zinguinchor by night, où la tournée des rades un peu glauques nous permettra d'avoir vite une idée de certaines coutumes 1000 F CFA, soit 1,5 €. Pour rattrapper l'absence totale d'alcool en R.I.M. (république islamique de mauritanie)... Zinguinchor, autre belle endormie, comme Saint-Louis, Chinguetti, et bien d'autres, va peut-être se réveiller maintenant que la guerre avec les rebelles de Casamance est terminée. Il n'empêche qu'on est ici pris en étaux entre la Gambie et la Guinée Bissau, qu'il y a des barrages de police partout, avec armes camouflées, et qu'il y a certaines pistes que l'on nous déconseille vivement d'essayer, pour cause de groupes de coupeurs de routes, brigands sans humour parait-il...
Vadrouille vers Kafoutine et arrêt à Abéné, moins touristique, mais néanmoins début de la zone Rasta.
Plage splendide, pêcheurs et vaches en bord de mer, rastas qui sont venus nous brancher, ont acheté des poissons pour notre pic nic, joué de la guitare sous les palmiers, et ... introduits auprès du grand Fromager sacré, lieu où viennent se faire les rituels. Pour avoir une idée de la taille, voir sur la photo les enfants nichés au milieu des racines.
Puis rencontre du guide Mamadou, grand spécialiste de sa région, connaissant les bolongs par coeur, qui nous a fait étrainer son nouveau campement, case au bout de l'île à l'opposé de Carabane, envahie par toutes sortes d'oiseaux.

Il nous invitera le soir même au mariage de sa nièce dont il sera le grand organisateur, négociateur de la dote entre les 2 familles, ambiances de danses et chants selon les coutumes locales.

On quittera Elinkine le lendemain pour aller au villege de Carabane en pirogue, lieu particulièrement prisé des amoureux de nature, farniente, et autres bout du monde isolé et envahit de musiciens pour le petit festival local.




Retour 3 jours plus tard sur Ziguinchor, après une ballade en pirogue d'une journée dans les bras de mers qui s'infiltrent dans les terres, visite de villages isolés accompagnés par le fils de Mamadou. Repas d'huitres poussant sur les racines de palétuviers, fumés au feu.

Le Long du fleuve Sénégal

Après les températures torrides, quel plaisir de voir de l'eau et des marais ! Arrivés par la belle piste de la petite frontière de Diama, en traversant le parc naturel du Diloling, oiseaux et phacochères garantis !





A Saint-Louis, logés dans des cases sur la "Langue de barbarie", à deux pas d'un habitant d'Aniane installé là. Belle vue sur les pirogues de pêcheurs.






Reprise de la route pour Zinguinchor en contournant la Gambie, dont la réputation d'harcèlement au bachich des policiers nous à fait fuir. Détour de 450 km le long du fleuve Sénégal, donc, avec paysages magnifiques, et route vers l'intérieur.

Partout une population très accueillante, tout le monde se dit bonjour cordialement et cherche le contact sans arrière pensée. Rencontres de villageois au puis, et dans une habitations, occupés à une des activités principales de la région : la préparation des cacahuettes grillées qui sont délicieuses.

Reprise d'une piste à l'intérieur qui nous a amené dans un petit bout du monde, où nous avons dû attendre un bac hypothétique et négocier un passage supplémentaire pour ne pas rester coincés là.

Fin de la piste au coucher de soleil, pour arriver, comme d'hab, à la nuit tombante, à Zinguinchor et ses fastes déchus, entourée d'eau et de pirogues sur l'estuaire.